Je sais bien que le charme s'estompe
Que je ne suis plus la fleur du mois
Que j'achève, à moins que je me trompe
Mais en hiver, les fleurs n'existent pas
Pour toi je remplirais mes narines de sables
J'avalerais de la terre pour toi
Je planterais mes deux bras dans le sol
Et je laisserais les feuilles pousser sur moi
La photosynthèse se fait pas trop
La respiration à fleur de peau
Mes orteils prendraient racine
Mon sang deviendrait chlorophylle
Mes yeux seraient des capucines
Elles bourgeonneraient sur mes cils
La photosynthèse se fait pas trop
La respiration à fleur de peau
Mes vertèbres se changeraient en cocons
Et quand le moment serait le bon
Mon dos pourrait s'ouvrir en quatre
En laissant s'échapper de Grands Monarques
La photosynthèse se fait pas trop
La respiration à fleur de peau